Une réforme visant avant tout les plateformes chinoises
L’Union européenne prévoit, dès 2026, de supprimer l’exemption de droits de douane sur les colis de moins de 150 €. Cette mesure vise à freiner l’afflux massif de produits issus de plateformes chinoises comme Temu, Shein ou AliExpress, qui représentent près de 90 % des 4,6 milliards de petits colis entrés dans le bloc l’an dernier.
La Türkiye peu concernée par les restrictions
Selon Hakan Cevikoglu, président de l’Association des opérateurs de commerce électronique de Türkiye (ETID), la réforme ne devrait pas affecter les exportateurs turcs. Les volumes en provenance de Türkiye restent modestes et n’engorgent pas les services douaniers européens, contrairement aux flux en provenance d’Asie.
Un cadre réglementaire aligné sur l’Europe
Cevikoglu souligne que la Türkiye respecte déjà les normes européennes : sécurité des produits, qualité de fabrication, protection des consommateurs et exigences environnementales. Grâce à l’Union douanière et à sa proximité géographique, le pays demeure un partenaire privilégié du marché européen.
Une possible opportunité commerciale
L’exclusion de la Türkiye de ces nouvelles restrictions renforcerait la compétitivité de ses producteurs et pourrait stimuler les e-exportations. Ankara entend ainsi se positionner comme une alternative fiable face aux géants asiatiques du commerce en ligne.

















