Depuis son exil en Gambie, l’opposant camerounais Issa Tchiroma Bakary a appelé à trois nouvelles journées « ville morte » au Cameroun, en signe de contestation des résultats de la présidentielle du 12 octobre. Ces appels ont été largement suivis dans les régions du nord du pays, alors que le reste du Cameroun participait aux élections régionales dimanche 30 novembre.
Ce scrutin indirect, mobilisant près de 10.000 chefs traditionnels et conseillers municipaux, vise à renouveler les dix conseils régionaux. Une large majorité d’électeurs affiliés au parti présidentiel, le RDPC, étaient présents, tandis que le principal parti d’opposition, le Front pour le salut national du Cameroun dirigé par Tchiroma Bakary, a choisi de boycotter le processus.
Les conseils régionaux jouent un rôle clé dans le développement local et l’aménagement du territoire. Lors des élections de 2020, le RDPC avait déjà remporté neuf des dix conseils, consolidant son influence sur la politique régionale. La contestation actuelle souligne la tension persistante autour de la crédibilité du processus électoral et l’incertitude qui pèse sur l’avenir de la démocratie au Cameroun.

















