La déclaration du président de la Commission de la CEDEAO, Omar Touray, évoquant un « état d’urgence » au sein de l’organisation, continue de susciter des interrogations. Aucun cadre juridique précis n’a pour l’instant été détaillé, mais le message politique est clair : la région fait face à une crise profonde de la démocratie et de la sécurité.
S’appuyant sur la multiplication des coups d’État et tentatives de putsch, Omar Touray a appelé à une réflexion urgente sur l’avenir démocratique de l’Afrique de l’Ouest et à un renforcement immédiat des capacités sécuritaires régionales.
Pour plusieurs analystes, cette sortie marque aussi une tentative de reconquête de crédibilité après l’échec de la CEDEAO à intervenir au Niger lors du coup d’État de 2023. « La CEDEAO craint que les coups d’État ne deviennent la norme », estime Ulf Laessing du think tank Fondation Konrad Adenauer.
Dans la foulée, le Sénat du Nigeria a autorisé le président Bola Tinubu à déployer des troupes au Bénin, à la demande du gouvernement béninois. Abuja a également mené des frappes aériennes ciblées contre des véhicules blindés lors de la tentative de renversement du pouvoir dimanche.
Un signal fort : l’Afrique de l’Ouest entre dans une phase où la dissuasion militaire redevient un outil central face aux ruptures constitutionnelles.
Source: Africa News

















