L’absence remarquée du président de la Refondation lors du lancement de la concertation nationale s’explique désormais. Lundi, Michaël Randrianirina a reconnu avoir effectué un déplacement éclair et discret à Dubaï, invoquant des menaces directes sur sa sécurité personnelle.
Selon le chef de l’État, des armes auraient été introduites sur le territoire malgache, preuves et documents à l’appui. Une situation qu’il estime suffisamment grave pour justifier des perquisitions ciblées, rejetant toute accusation d’arbitraire. « L’objectif est clair : déstabiliser le pays et provoquer une guerre civile », affirme-t-il.
Ces déclarations font écho à la tentative présumée de coup d’État déjouée début novembre, ayant conduit à l’arrestation de deux suspects et à la saisie d’armes à feu ainsi que de deux milliards d’ariary en liquide. Toutefois, aucun rapport officiel d’enquête n’a encore été rendu public, alimentant interrogations et critiques.
À Dubaï, le président dit également avoir tenu des rencontres stratégiques, notamment avec Erik Prince, fondateur de la société de sécurité privée Blackwater. Des discussions seraient en cours autour d’un logiciel de surveillance des ports et aéroports, permettant un suivi en temps réel des flux douaniers.
Enfin, Michaël Randrianirina évoque des projets économiques ambitieux : technologie de transformation de l’air en eau et réflexion avec des investisseurs sur la création d’une raffinerie d’or, destinée à mieux contrôler l’exportation du métal précieux hors de Madagascar.
Entre impératifs sécuritaires, partenariats controversés et ambitions économiques, ce voyage discret soulève autant d’arguments que de zones d’ombre.
Source: RFI

















