En Sierra Leone, la guérison du Mpox ne marque pas la fin du combat. De nombreux survivants affirment être confrontés à une stigmatisation persistante, alimentée par la désinformation, la peur et la méfiance envers les messages de santé publique.
Après leur rétablissement, certains ont été rejetés par leurs proches, exclus de leur communauté ou ont perdu leur emploi, incapables de reprendre une vie normale. Une discrimination qui freine non seulement leur réinsertion, mais complique aussi la lutte contre l’épidémie.

Nelson Johnson, survivant guéri depuis mai, a décidé de transformer son expérience en engagement. Depuis juin, il mène des actions de sensibilisation avec le réseau d’action contre l’épidémie, convaincu que combattre la désinformation est la clé pour briser la stigmatisation.
La situation en Sierra Leone a été particulièrement marquante en raison de cas rares de lésions génitales sévères, parfois nécessitant des sutures, ce qui a renforcé les tabous et rendu la prévention plus difficile.
Cette réalité intervient près d’un an après la déclaration officielle de l’urgence Mpox, à la suite de la confirmation de cas hors de la capitale, Freetown. Maladie zoonotique transmissible de l’animal à l’homme puis entre humains, le Mpox révèle ici une autre facette de la crise : celle du rejet social, aussi destructeur que le virus lui-même.
Source: Africa News

















