Les États-Unis ont annoncé de nouvelles sanctions contre la Cour pénale internationale, visant cette fois deux juges ayant participé à l’enquête sur Israël et à l’émission du mandat d’arrêt contre le Premier ministre Benjamin Netanyahu en novembre 2024.
Les magistrats sanctionnés sont Gocha Lordkipanidze, ancien ministre géorgien de la Justice, et Erdenebalsuren Damdin, juge mongol. Washington leur reproche d’avoir voté avec la majorité de la CPI pour rejeter une requête israélienne contestant la compétence de la Cour sur les crimes présumés commis à Gaza.
Pour le secrétaire d’État américain Marco Rubio, il s’agit d’un « abus de pouvoir » de la CPI, jugé incompatible avec la souveraineté des États-Unis et d’Israël. Les sanctions imposées comprennent l’interdiction d’entrée sur le territoire américain, le gel d’éventuels avoirs et le blocage de toute transaction financière ou immobilière aux États-Unis.
La Cour pénale internationale a immédiatement condamné ces mesures, dénonçant une attaque directe contre son indépendance. Dans un communiqué, la CPI estime que sanctionner des juges pour l’exercice de leur mandat met en danger l’ensemble de l’ordre juridique international. Elle affirme qu’elle poursuivra ses travaux « avec indépendance et impartialité », conformément au Statut de Rome.
Avec ces nouvelles décisions, six juges et trois procureurs de la CPI sont désormais sous sanctions américaines, dans un climat de confrontation inédit entre Washington et la justice pénale internationale.
Source: TRT World

















