Présenté comme l’un des piliers majeurs de la refondation économique, le Programme de la Grande Irrigation (PGI) s’étend de 2024 à 2027 avec une ambition claire : assurer durablement la souveraineté alimentaire du Niger par la maîtrise de l’eau et la modernisation agricole.
Le programme prévoit l’aménagement de plus de 21 000 hectares de nouveaux périmètres irrigués et la réhabilitation de 10 000 hectares existants, portant à près de 40 000 hectares les surfaces mises en valeur. Grâce à deux campagnes agricoles annuelles, le Niger vise une production de près de 500 000 tonnes de riz paddy par an dès 2027, réduisant fortement les importations de riz, mais aussi de blé et de maïs.

Financé en grande partie par le budget national, le Fonds de solidarité pour la sauvegarde de la patrie (FSSP) et des partenaires techniques, le PGI affiche déjà des résultats concrets : études lancées dans plusieurs régions, projets hydro-agricoles en cours et relance de la coopération avec l’Allemagne pour la construction de barrages et d’aménagements agricoles.
Au-delà des chiffres, les autorités attendent des retombées sociales majeures : baisse des prix des céréales, création d’emplois ruraux, fixation des jeunes et redynamisation des territoires agricoles. Pour le gouvernement, le PGI n’est pas qu’un projet agricole, mais une véritable révolution économique et sociale, appelant à l’implication active des collectivités et des populations locales.
Source: ActuNiger

















