À quelques mois d’élections locales décisives, le président sud-africain Cyril Ramaphosa a exhorté le Congrès national africain (ANC) à corriger son bilan jugé décevant en matière de services publics. Lors d’un discours prononcé à Rustenburg, à l’occasion du 114ᵉ anniversaire du parti, le chef de l’État a reconnu que les défaillances des municipalités alimentaient la colère des électeurs.
Fuites d’eau, routes dégradées, déchets non collectés ou pannes locales d’électricité : ces problèmes du quotidien pèsent lourdement sur la popularité de l’ANC, déjà affaibli lors des précédentes élections locales et nationales. Ramaphosa a insisté sur la nécessité de « remettre à niveau les collectivités locales » et de garantir les services essentiels, condition indispensable pour regagner la confiance des citoyens.
Le président a annoncé un financement public de 54 milliards de rands destiné aux infrastructures d’eau et d’électricité, tout en admettant que le chômage, particulièrement élevé chez les jeunes, nourrit un scepticisme croissant vis-à-vis de la démocratie et du parti historique de la lutte anti-apartheid.
Alors que l’ANC reste une force majeure depuis 1994, ces élections municipales s’annoncent comme un nouveau test de crédibilité pour un parti sommé de transformer ses engagements politiques en résultats concrets sur le terrain.
Source: TRT Africa
















