L’utilisation incontrôlée de compléments de vitamine D peut entraîner une intoxication sévère, a mis en garde le Pr Mustafa Altay, spécialiste en endocrinologie à l’Université des sciences de la santé d’Ankara.
Selon lui, un taux sanguin dépassant 100 ng/mL expose à un risque réel d’empoisonnement.
En période hivernale, la baisse de l’ensoleillement favorise les carences, mais l’expert insiste : traitement médical et compléments alimentaires ne doivent pas être confondus. Pour un adulte en bonne santé, un taux compris entre 30 et 50 ng/mL est jugé suffisant.
Des risques souvent sous-estimés
La vitamine D s’accumule dans l’organisme et s’élimine difficilement. Une prise prolongée au-delà de 4 000 UI par jour, ou une dose unique supérieure à 40 000 UI, peut conduire à des niveaux toxiques. Les personnes âgées, les enfants et les femmes sont les plus exposés.
Le premier signe d’alerte est une élévation du calcium sanguin, pouvant provoquer nausées, fatigue, troubles rénaux, arythmies cardiaques ou troubles neurologiques. Dans les cas graves, l’intoxication peut mettre la vie en danger.
Soleil, alimentation et prudence
Le Pr Altay rappelle que la meilleure source reste l’exposition solaire modérée, notamment entre mars et octobre, et que l’alimentation seule est souvent insuffisante. Les compléments ne doivent être utilisés qu’avec un avis médical, en particulier chez les personnes à risque.
En résumé : se supplémenter sans contrôle médical peut être plus dangereux qu’une carence modérée.
Source: TRT Africa

















