Alors que les mobilisations de soutien aux manifestants iraniens se multiplient à l’étranger, le discours officiel à l’intérieur du pays reste inchangé. Les médias d’État diffusent des images de rassemblements en faveur du régime dans plusieurs villes, visant à démontrer que la situation serait « sous contrôle ».
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a assuré que les forces de sécurité maîtrisent totalement le terrain et le renseignement. Il affirme que des informations sensibles ont été obtenues auprès de « réseaux terroristes » et de leurs relais à l’étranger, promettant des révélations ultérieures sur les pays impliqués dans la planification des troubles.
Sur le terrain toutefois, la réalité décrite par les organisations de défense des droits humains est radicalement différente. Depuis près de deux semaines, l’Iran est secoué par un vaste mouvement de protestation, violemment réprimé. Selon l’ONG Iran Human Rights, le bilan provisoire fait état d’environ 500 morts, une répression qualifiée de « massacre » par plusieurs observateurs internationaux.
Cette fracture entre la version officielle et les témoignages indépendants illustre la polarisation extrême du pays, alors que la crise entre dans une phase critique.
Source: Africa News

















