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Une Panenka manquée qui brise le rêve marocain

Brahim Diaz manque le penalty de la gloire face au Sénégal en finale de la CAN

Newstimehub

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19 Jan, 2026

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Le Maroc est passé à un instant historique d’un sacre continental attendu depuis un demi-siècle. En finale de la Coupe d’Afrique des Nations, restée longtemps figée à 0-0 face au Sénégal, l’ailier marocain Brahim Diaz a obtenu un penalty décisif dans le temps additionnel de la seconde période.

Un but aurait offert au royaume chérifien son premier titre continental depuis 50 ans. Mais le joueur du Real Madrid, auteur de cinq buts déterminants tout au long du tournoi, a fait le choix audacieux d’une Panenka. Une tentative aussi élégante que risquée, qui s’est transformée en échec retentissant.

Le gardien sénégalais Édouard Mendy, imperturbable, est resté sur ses appuis avant de capter le ballon sans difficulté, mettant fin aux espoirs marocains et ouvrant la voie au sacre sénégalais.

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Qu’est-ce qu’une Panenka ?

Un penalty de génie… ou de damnation

En football, une Panenka est une technique de penalty qui consiste à piquer délicatement le ballon au centre du but, en pariant sur le fait que le gardien plongera sur l’un des côtés. Tout repose sur le sang-froid et la lecture du gardien : si ce dernier ne bouge pas, l’échec est presque assuré.

Le geste doit son nom à Antonín Panenka, qui l’a immortalisé lors de la finale de l’Euro 1976 face au gardien ouest-allemand Sepp Maier. Une audace devenue légende. Ironie de l’histoire : 1976 est aussi la dernière année où le Maroc a remporté la CAN, une symétrie cruelle.

Depuis, la Panenka est devenue un symbole d’élégance et de culot, magnifiée par les plus grands : Zinedine Zidane (finale de la Coupe du monde 2006), Andrea Pirlo (Euro 2012), Sergio Ramos, mais aussi Lionel Messi, Cristiano Ronaldo, Thierry Henry, Neymar ou Zlatan Ibrahimović.

Mais la marge d’erreur est impitoyable. Même les maîtres ont chuté : Zidane et Pirlo ont manqué des Panenka plus tôt dans leur carrière. D’autres, comme Sergio Agüero, Raheem Sterling ou Peter Crouch, ont payé ce pari audacieux. Plus récemment, Caoimhín Kelleher a neutralisé sans difficulté la tentative d’Enzo Le Fée, tandis que l’échec d’Ademola Lookman en 2020 reste l’un des plus marquants.

Pour Brahim Diaz, la Panenka n’a pas été un coup de génie, mais l’instant où le rêve s’est brisé : ce qui devait être une consécration s’est transformé en erreur décisive, et la gloire continentale s’est envolée.

SOURCE: TRT Afrika