Plusieurs dirigeants africains ont appelé lundi à un cessez-le-feu dans l’est de la République démocratique du Congo, à l’issue d’une réunion tenue à Luanda, et ont confié à l’Angola le mandat de relancer le dialogue intercongolais, selon un communiqué conjoint.
La rencontre a réuni le président angolais João Lourenço, également président en exercice de l’Union africaine, son homologue congolais Félix Tshisekedi, le président du Conseil togolais Faure Gnassingbé, médiateur de l’UA, ainsi que Olusegun Obasanjo, représentant des anciens chefs d’État désignés comme facilitateurs du processus de paix.
Les participants ont exhorté les parties en conflit à déclarer un cessez-le-feu, dont les modalités devront être définies d’un commun accord, et à accélérer la mise en œuvre des mécanismes de vérification arrêtés à Doha en octobre 2025. Ils ont également mandaté l’Angola pour consulter l’ensemble des acteurs congolais afin de créer les conditions d’un dialogue national inclusif.
⚖️ Cadre international et blocages politiques
Les dirigeants ont rappelé les engagements issus de l’Accord de Washington du 4 décembre 2025 ainsi que des résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU, appelant notamment au retrait des troupes rwandaises du territoire congolais et à la neutralisation des FDLR.
Si Félix Tshisekedi a annoncé début février la tenue prochaine d’un dialogue, ses conditions — notamment l’exclusion de personnes condamnées pour crimes de guerre et le refus de toute remise en cause de sa légitimité — sont contestées par l’opposition, qui réclame un dialogue pour restaurer la cohésion nationale face à l’avancée des rebelles du M23 dans l’est du pays.
La RDC a déjà connu plusieurs dialogues politiques majeurs, dont celui ayant suivi la guerre de 1998-2003, ainsi que le processus de 2016-2017 qui avait permis un partage du pouvoir à l’issue du second mandat de Joseph Kabila.

















