Le ministre turc des Affaires étrangères Hakan Fidan a affirmé qu’une frappe aérienne contre l’Iran ne conduirait pas à l’effondrement de son gouvernement, rejetant l’idée qu’une action militaire puisse entraîner un changement de régime.
Interrogé sur CNN Türk, il a déclaré : « Le régime ne changera pas à la suite d’une frappe aérienne. C’est une illusion. » Selon lui, une opération militaire pourrait affaiblir l’État iranien, mais sans provoquer nécessairement une chute du pouvoir. Il a averti qu’un affaiblissement institutionnel pourrait au contraire pousser les autorités à adopter des décisions plus radicales.
Ces déclarations interviennent alors que les discussions entre l’Iran et les États-Unis ont repris à Oman après plusieurs mois d’interruption. Hakan Fidan a souligné que les tensions autour du dossier iranien dominent actuellement l’agenda international et a insisté sur le fait que la région ne pourrait supporter un nouveau conflit.
Le ministre a indiqué avoir été informé par son homologue iranien Abbas Araghchi de l’état des négociations, précisant qu’Ankara restait également en contact avec la partie américaine. Il a évoqué une volonté commune de poursuivre le dialogue, malgré des discussions qu’il juge « difficiles à résoudre rapidement ».
Le président Recep Tayyip Erdoğan, a-t-il ajouté, suit la situation « avec la plus grande vigilance », Ankara cherchant à mobiliser tous les leviers diplomatiques pour éviter une escalade.
« À l’heure actuelle, il ne semble pas y avoir de menace immédiate de guerre », a conclu Hakan Fidan, réaffirmant que la voie diplomatique demeure ouverte.
Source: TRT World

















