Le Ghana a saisi les Nations unies après une attaque contre ses troupes au Liban, exigeant une enquête « complète, immédiate et transparente ».
L’attaque visant des soldats ghanéens servant au sein de la Force intérimaire des Nations unies au Liban vendredi a laissé deux militaires « grièvement blessés », a déclaré le ministre ghanéen des Affaires étrangères, Samuel Okudzeto Ablakwa, dans un communiqué.
« Le gouvernement du Ghana a formellement déposé une protestation auprès du secrétaire général de l’ONU, António Guterres, à la suite de l’attaque condamnable contre des soldats ghanéens de maintien de la paix au Liban », a déclaré le ministre des Affaires étrangères samedi.
« Nous exigeons une enquête complète, immédiate, impartiale et transparente sur cette attaque, qui viole le droit international et constitue un crime de guerre. Nous poursuivrons fermement la recherche de la justice et la mise en place d’une meilleure protection pour nos vaillants soldats », a ajouté Ablakwa.
Il a assuré aux soldats blessés « l’amour, les prières et le soutien indéfectible de la nation ».
Selon des rapports, les troupes ghanéennes ont été touchées par un missile dans le contexte de l’escalade actuelle du conflit au Moyen-Orient, déclenchée par les attaques meurtrières menées par les États-Unis et Israël contre l’Iran à la fin février.
On ne savait pas immédiatement qui avait tiré le projectile qui a blessé les soldats ghanéens ni s’ils avaient été délibérément visés. Cependant, les autorités libanaises ont indiqué que le missile avait été tiré par Israël.
Mandat des troupes
Tout en réaffirmant son engagement envers les opérations de maintien de la paix de l’ONU, le pays d’Afrique de l’Ouest a demandé que « la sécurité et la protection du personnel de maintien de la paix restent primordiales dans l’effort collectif pour préserver la paix et la sécurité internationales ».
La Force intérimaire des Nations unies au Liban (FINUL) a été créée en 1978 afin de garantir le retrait d’Israël du Liban, de rétablir la paix et la sécurité internationales, et d’aider le gouvernement libanais à rétablir son autorité effective dans la zone concernée.
À la suite de l’escalade de la violence entre Israël et le Hezbollah en 2006, le Conseil de sécurité des Nations unies a renforcé la Force et élargi son mandat pour inclure la surveillance de la cessation des hostilités et le soutien aux forces armées libanaises lors de leur déploiement dans le sud du Liban afin de maintenir la paix et la stabilité.
Elle est également chargée de garantir l’accès humanitaire aux populations civiles et le retour volontaire et sécurisé des personnes déplacées.
La force comptait plus de 7 000 soldats provenant de plusieurs pays sur le terrain en décembre 2025, en plus du personnel non uniformé, selon l’ONU.

















