De plus en plus de Sud-Africains blancs vivant à l’étranger, notamment aux États-Unis et en Europe, choisissent de rentrer vivre en Afrique du Sud. Plusieurs expliquent que la vie à l’étranger est devenue plus difficile ou moins sûre.
C’est le cas d’Andrew Veitch, installé en Californie depuis 2003. Cet homme de 53 ans affirme que les fusillades et la violence armée aux États-Unis l’inquiètent beaucoup. Selon lui, il ne veut plus vivre dans un pays où des personnes peuvent être abattues en plein jour. Il prévoit donc de retourner en Afrique du Sud cette année.
Depuis la fin de l’apartheid en 1994, de nombreux Sud-Africains blancs ont quitté le pays à cause de la criminalité ou du manque d’opportunités professionnelles. Mais aujourd’hui, certains décident de revenir. Le gouvernement sud-africain a même lancé un portail en ligne pour permettre aux expatriés de vérifier ou récupérer leur citoyenneté. Déjà, environ 1 000 personnes ont retrouvé leur nationalité, et ce chiffre devrait continuer d’augmenter.
Plusieurs raisons expliquent ce retour : le coût de la vie moins élevé, le désir de se rapprocher de la famille, ou encore l’instabilité politique dans certains pays étrangers. Sur les réseaux sociaux, des groupes comme « Retour en Afrique du Sud » rassemblent des milliers de personnes qui envisagent ce changement de vie.
Certaines familles disent aussi que leurs enfants ont une meilleure qualité de vie dans leur pays d’origine. Par exemple, Naomi Saphire, qui vivait aux États-Unis depuis vingt ans, est revenue s’installer dans la région du Cap. Elle explique que ses enfants passent plus de temps à l’extérieur et que les écoles et les soins de santé sont plus accessibles.
Cependant, l’Afrique du Sud reste confrontée à de grands défis, notamment la criminalité et un taux de chômage très élevé. Selon les statistiques officielles, le chômage atteint 35 % chez les Noirs et environ 8 % chez les Blancs. Malgré cela, plusieurs rapatriés estiment que la situation s’améliore progressivement, surtout avec la baisse des coupures d’électricité et l’augmentation du télétravail, qui permet à certains de garder un emploi à l’étranger tout en vivant en Afrique du Sud.
Source: TRT Africa



















