Lionel Jospin est décédé à l’âge de 88 ans, a annoncé sa famille. Premier ministre de 1997 à 2002, il a marqué son mandat par des réformes emblématiques telles que le passage aux 35 heures, le quinquennat présidentiel, la loi sur la parité, le Pacte civil de solidarité (PACS) et la couverture maladie universelle. Sa décision de se retirer de la vie politique après sa défaite au premier tour de l’élection présidentielle de 2002, face à Jean-Marie Le Pen et Jacques Chirac, reste dans la mémoire collective française.
Les hommages se sont multipliés dans le paysage politique français. Le président Emmanuel Macron l’a qualifié de « grand destin français » incarnant « une haute idée de la République ». Jean-Luc Mélenchon a salué un « modèle d’exigence et de travail » et le chantre de « l’alliance rouge-rose-vert ». Éric Coquerel l’a décrit comme « le Premier ministre du dernier gouvernement de gauche du pays » et « un homme droit et honnête ». Yaël Braun-Pivet a rappelé ses réformes sociales et Sébastien Lecornu a parlé d’un « serviteur fidèle dont le nom restera lié à l’État ». D’autres figures comme Élisabeth Borne, Bernard Cazeneuve et Renaud Muselier ont souligné son engagement et sa rigueur. Marine Le Pen a également rendu hommage à son intégrité et à son courage. Olivier Faure, premier secrétaire du Parti socialiste, a appelé à un « hommage national », rappelant qu’il était possible de gouverner « sans concession à l’air du temps ».
La disparition de Lionel Jospin constitue un moment important pour la gauche française, qui perd l’une de ses figures historiques et un homme dont le nom restera associé à plusieurs avancées sociales et politiques majeures.
Source: AA

















