Politique

La Cour constitutionnelle valide la réélection de Denis Sassou Nguesso au Congo

Le président de 82 ans obtient un cinquième mandat avec près de 95 % des suffrages.

Newstimehub

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29 Mar, 2026

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La Cour constitutionnelle de la République du Congo a officialisé la réélection du président Denis Sassou Nguesso à l’issue du scrutin présidentiel, lui attribuant un cinquième mandat avec 94,90 % des voix.

Lors de l’audience tenue samedi, le président de la Cour constitutionnelle, Auguste Iloki, a annoncé que Denis Sassou Nguesso avait remporté l’élection avec une majorité écrasante des suffrages exprimés.

Les résultats définitifs confirment les chiffres provisoires publiés le 17 mars par le ministre de l’Intérieur, Raymond Zéphirin Mboulou, qui créditaient déjà le chef de l’État de 94,82 % des voix.

Au total, six autres candidats étaient en lice face au président sortant pour accéder à la magistrature suprême dans ce pays d’Afrique centrale disposant d’importantes ressources pétrolières en Afrique subsaharienne.

Deux candidats de l’opposition avaient contesté les résultats préliminaires. L’un d’eux, Uphrem Mafoula, avait introduit un recours devant la Cour constitutionnelle afin d’obtenir l’annulation du scrutin. La juridiction a finalement rejeté cette requête samedi.

Denis Sassou Nguesso figure parmi les dirigeants africains les plus anciens au pouvoir. Il arrive derrière Paul Biya, président du Cameroun, et Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, chef d’État de la Guinée équatoriale.

Candidat du Parti congolais du travail, Sassou Nguesso a accédé pour la première fois à la présidence en 1979. Il a dirigé le pays jusqu’en 1992, avant de quitter le pouvoir après l’organisation des premières élections multipartites. Il est revenu à la tête de l’État en 1997 à la suite d’une guerre civile de quatre mois.

La campagne électorale a mis en évidence un déséquilibre important entre le président sortant et ses adversaires. Sassou Nguesso a été le seul candidat à mener une tournée nationale pour mobiliser les électeurs, tandis que la capitale Brazzaville affichait largement son image sur les principales artères.

Deux grandes formations politiques ont également décidé de boycotter le scrutin, dénonçant des conditions électorales qu’elles jugent inéquitables.

Un référendum constitutionnel organisé en 2015 avait supprimé les limitations liées à l’âge et au nombre de mandats présidentiels, permettant ainsi au chef de l’État de briguer de nouveaux mandats.

Sur le plan économique, le pays reste confronté à plusieurs défis. Selon la Banque mondiale, la dette extérieure du Congo représente environ 94,5 % du produit intérieur brut. Le chômage, en particulier chez les jeunes, demeure élevé.

Plus de la moitié des 5,7 millions d’habitants vivent dans la pauvreté et près de 47 % de la population a moins de 18 ans.

Source: TRT Africa