Le gouvernement marocain a instauré une commission ministérielle chargée d’évaluer les conséquences des tensions géopolitiques au Moyen-Orient sur l’économie nationale. La première réunion de cette instance a été présidée lundi par le chef du gouvernement Aziz Akhannouch.
Selon un communiqué officiel, les ministères concernés ont présenté différents scénarios concernant l’impact de la crise sur l’économie marocaine, notamment en raison de la hausse des prix de l’énergie sur les marchés internationaux.
Le Maroc, qui dépend fortement des importations pour couvrir près de 94 % de ses besoins énergétiques, fait partie des pays particulièrement exposés à l’augmentation des coûts du carburant.
Pour limiter les répercussions sur les ménages, l’exécutif a décidé de maintenir la subvention du gaz butane malgré la hausse de plus de 68 % de son prix sur le marché international depuis début mars. Le gouvernement continuera également de soutenir les tarifs de l’électricité afin d’éviter une augmentation pour les consommateurs.
Par ailleurs, une aide financière directe sera accordée aux professionnels du transport afin d’atténuer les effets de la hausse du carburant. Cette aide, approuvée récemment par l’exécutif, varie entre 1 600 et 6 200 dirhams selon la catégorie de transport.
Les autorités affirment que ces mesures visent à préserver le pouvoir d’achat des citoyens, garantir l’approvisionnement des marchés et maintenir la continuité des chaînes logistiques.
Source: AA

















