Le capitaine Ibrahim Traoré, au pouvoir depuis le coup d’État de 2022, a déclaré jeudi que la démocratie ne constituait pas une priorité pour le Burkina Faso, appelant la population à « oublier » la question des élections. Cette prise de position confirme l’orientation du régime militaire, qui a suspendu les partis politiques et dissous la commission électorale.
Initialement prévue pour s’achever en 2024, la transition a été prolongée de cinq ans, permettant au chef de la junte de rester au pouvoir dans un contexte marqué par une insécurité persistante liée aux violences djihadistes.
Les Nations unies ont exprimé leurs inquiétudes face aux restrictions de l’espace politique et médiatique, appelant les autorités à rétablir les libertés publiques. Depuis son arrivée au pouvoir, le régime a également renforcé sa ligne critique envers les pays occidentaux et restreint l’accès à plusieurs médias internationaux.
Source: Africanews

















