Les organisations humanitaires tirent la sonnette d’alarme face aux conséquences du conflit au Moyen-Orient, qui complique fortement l’acheminement de l’aide à travers le monde. La perturbation des routes maritimes, notamment autour du détroit d’Ormuz, désorganise les chaînes logistiques et ralentit la livraison de nourriture et de médicaments.
Des hubs stratégiques comme Dubaï, Doha ou Abou Dhabi sont également affectés, obligeant les ONG à emprunter des itinéraires alternatifs plus longs et plus coûteux. La hausse des prix du carburant et des assurances réduit la quantité d’aide pouvant être livrée avec les mêmes ressources.
Le Programme alimentaire mondial signale des retards importants dans l’acheminement des denrées, tandis que l’International Rescue Committee indique que des médicaments destinés au Soudan sont bloqués. De son côté, l’UNICEF a dû adapter ses itinéraires pour acheminer des vaccins, ce qui a augmenté les coûts et les délais.
Les organisations humanitaires, déjà fragilisées par la baisse de certaines aides internationales, doivent désormais faire des choix difficiles entre le nombre de bénéficiaires et les volumes d’aide distribués.
Selon les Nations unies, il s’agit de la plus importante perturbation logistique depuis la pandémie de COVID-19, avec une hausse des coûts pouvant atteindre 20 %. Par ailleurs, le conflit génère de nouvelles urgences humanitaires, notamment en Iran et au Liban, où des centaines de milliers de personnes ont été déplacées.
Le risque d’une aggravation de la faim dans le monde inquiète particulièrement. Le Programme alimentaire mondial estime que des millions de personnes supplémentaires pourraient basculer dans l’insécurité alimentaire si la situation perdure.
Face à cette crise, les acteurs humanitaires appellent à un renforcement des financements et à une mobilisation internationale accrue pour éviter une détérioration durable de l’aide mondiale.
Source: Africanews

















