Dimanche 5 avril, l’armée du Nigeria a annoncé avoir sauvé 31 personnes enlevées lors des offices de Pâques dans l’État de Kaduna, mais cinq fidèles ont été tués par les assaillants.
L’enlèvement a eu lieu dans un village situé à environ 100 kilomètres au nord de Abuja, malgré la présence renforcée des forces de sécurité autour des lieux de culte pendant les célébrations.
« Grâce à une action rapide, nos troupes ont déjoué une attaque et libéré 31 civils retenus contre leur gré », a indiqué l’armée. Les soldats ont affronté les assaillants, qui ont été contraints de relâcher les otages.
Si l’armée a mentionné une seule église, les médias locaux rapportent que deux lieux de culte ont été ciblés : une catholique et une évangélique, faisant au moins huit morts et plusieurs autres enlevés.
Montée de la violence dans le nord-ouest
L’État de Kaduna est régulièrement frappé par des groupes armés, connus localement comme « bandits », qui terrorisent les villages, attaquent les communautés et kidnappent les habitants pour obtenir des rançons.
Ces groupes collaborent de plus en plus avec les jihadistes du nord-est, actifs depuis 17 ans et cherchant à imposer un califat. L’armée n’a pas précisé si elle désignait par « terroristes » les jihadistes ou les « bandits ».
Face à cette recrudescence de la violence, les forces nigérianes renforcent leur présence sur le terrain. La situation a été dénoncée par le président américain Donald Trump, qui a qualifié ces attaques de « génocide » contre les chrétiens.
En janvier, des bandits avaient pris en otage plus de 170 fidèles dans trois églises de Kaduna. La majorité a réussi à s’échapper, et les autres ont été libérés après trois semaines de négociations.
Source: France24
















