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Tanzanie : bilan controversé des violences post-électorales

Un rapport officiel évoque plus de 500 morts, tandis que l’opposition et des observateurs dénoncent une répression largement sous-estimée.

Newstimehub

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25 Avr, 2026

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Une commission mandatée par le gouvernement tanzanien a annoncé que les violences survenues après l’élection présidentielle d’octobre auraient fait au moins 518 morts. Ce chiffre, présenté comme provisoire, est largement contesté par l’opposition et plusieurs sources indépendantes, qui avancent des bilans nettement plus élevés.

Le scrutin, remporté par la présidente Samia Suluhu Hassan avec un score de 98 %, s’est tenu dans un contexte marqué par l’exclusion de figures majeures de l’opposition. Des manifestations ont suivi l’annonce des résultats et ont été violemment réprimées par les forces de sécurité, selon plusieurs témoignages.

Les autorités affirment que les troubles étaient organisés et soutenus par des acteurs extérieurs, une version rejetée par les partis d’opposition. Ces derniers dénoncent un rapport destiné à minimiser la responsabilité du pouvoir et à dissimuler l’ampleur des violences.

La commission reconnaît également plusieurs milliers de blessés, sans préciser clairement les responsabilités dans ces affrontements. Elle conteste par ailleurs certaines informations diffusées, évoquant des contenus manipulés ou impossibles à vérifier.

Le contexte médiatique a fortement limité la circulation d’informations indépendantes, notamment en raison de restrictions imposées aux journalistes étrangers et de perturbations d’Internet pendant la période électorale.

Des organisations internationales et des observateurs, dont l’Union africaine, ont exprimé des préoccupations quant au respect des normes démocratiques lors du scrutin. Parallèlement, des enquêtes indépendantes évoquent l’usage de tirs à balles réelles contre des manifestants et signalent des indices de violations graves des droits humains.

Source: Africanews