La Libye, l’Algérie et la Tunisie ont conclu un accord majeur portant sur la gestion des eaux souterraines du Sahara septentrional, à l’issue d’une réunion tenue à Tripoli.
Cette entente, formalisée dans une « Déclaration de Tripoli », vise à encadrer l’exploitation des ressources hydriques partagées afin d’assurer une utilisation plus rationnelle et durable d’un système aquifère considéré comme stratégique mais non renouvelable.
Le vaste réservoir d’eau souterraine du Sahara constitue l’une des plus importantes réserves d’eau fossile au monde, répartie de manière inégale entre les trois pays concernés, avec une majorité située sous le territoire algérien.
Face aux risques de surexploitation et aux effets du changement climatique, les États ont décidé de renforcer leur coordination à travers des mécanismes techniques de suivi, incluant des modèles de gestion permettant d’estimer les volumes disponibles et de mieux contrôler leur usage.
Les autorités des trois pays insistent sur la nécessité d’une gestion collective, fondée sur des quotas et un suivi régulier des niveaux d’eau, afin d’éviter une dégradation irréversible de cette ressource vitale.
Au-delà de l’aspect technique, cet accord reflète également une prise de conscience régionale face à la pression croissante sur les ressources naturelles, notamment dans un contexte de sécheresse et de sécurité alimentaire fragilisée.
Source: Africanews

















