En République démocratique du Congo, l’ancien chef de l’État Joseph Kabila a vivement critiqué les sanctions imposées par les États-Unis, les qualifiant d’injustifiées et motivées par des considérations politiques.
Washington accuse Kabila d’avoir apporté un appui financier et politique au mouvement rebelle M23, actif dans l’est du pays et considéré comme l’un des principaux facteurs d’instabilité dans la région des Grands Lacs.
L’intéressé rejette fermement ces accusations, affirmant qu’elles reposent sur des allégations non prouvées relayées par les autorités de Kinshasa.
De son côté, le gouvernement congolais a salué la décision américaine, la présentant comme une avancée importante dans la lutte contre l’impunité et les violences persistantes dans l’est du territoire.
Les sanctions prévoient notamment des restrictions financières et des limitations sur les relations économiques, visant à réduire toute capacité de soutien aux groupes armés.
Ce dossier s’inscrit dans un contexte de tensions régionales impliquant également le Rwanda, régulièrement accusé de soutenir le M23, ce que Kigali dément.
Un accord de paix annoncé en 2024 sous l’impulsion du président américain Donald Trump n’a pas permis de mettre fin aux affrontements dans l’est de la RDC.
Par ailleurs, un tribunal militaire congolais a condamné Kabila par contumace à la peine de mort pour trahison, une décision qui complique toute perspective de retour politique dans le pays.
Le groupe rebelle M23 n’a pas réagi publiquement à ces nouvelles sanctions.
Source: Africanews

















