Le président sud-africain Cyril Ramaphosa effectuera une visite officielle en France du 10 au 12 juillet, à l’invitation des autorités françaises, a annoncé jeudi la présidence de la République d’Afrique du Sud.
Selon un communiqué publié par la présidence sud-africaine, confirmé par la présidence française, cette visite comprendra des entretiens avec le président français Emmanuel Macron, ainsi que plusieurs rencontres bilatérales entre de hauts responsables des deux pays.
Dans le cadre de son déplacement, Cyril Ramaphosa coprésidera également des réunions de haut niveau au siège de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO), à Paris.
Le président sud-africain participera notamment, vendredi, à la réunion des dirigeants du Comité directeur de haut niveau de l’UNESCO consacré à l’objectif de développement durable nᵒ 4 (ODD4) relatif à l’éducation de qualité. Cette réunion sera organisée à l’invitation du directeur général de l’UNESCO, Khaled El-Enany.
La présidence sud-africaine a souligné que la nomination de l’Afrique du Sud à la coprésidence de ce comité témoigne du rôle croissant du pays dans la gouvernance mondiale de l’éducation et de la confiance accordée par la communauté internationale à son engagement en faveur d’une éducation inclusive, équitable et de qualité.
Les discussions porteront particulièrement sur le renforcement de la profession enseignante, le développement de l’apprentissage fondamental et tout au long de la vie, la promotion d’une transformation numérique inclusive ainsi que le financement durable des systèmes éducatifs.
À l’issue de cette réunion, Ramaphosa prendra part au bilan du Sommet sur la transformation de l’éducation +4 (TES+4), organisé conjointement par l’UNESCO et les Nations unies. Cette rencontre vise à évaluer les progrès réalisés depuis le Sommet sur la transformation de l’éducation de 2022 et à identifier les actions prioritaires nécessaires pour atteindre l’ODD4 d’ici à 2030.
Selon Pretoria, la participation du président sud-africain permettra également de mettre en avant les priorités éducatives de la présidence sud-africaine du G20, notamment le développement des compétences, le renforcement des systèmes éducatifs et l’élargissement des opportunités offertes aux jeunes.
En Afrique du Sud, des tensions autour des étrangers en Afrique du Sud se sont aggravées à la suite de l’ultimatum fixé au 30 juin dernier par plusieurs organisations anti-immigrés exigeant le départ des étrangers en situation irrégulière, un mouvement qui a conduit au rapatriement de plus de 25 000 personnes vers leurs pays d’origine, selon les autorités sud-africaines.
Le climat s’est encore détérioré après la mort par balle de Bashiru Isak, un ressortissant ghanéen de 40 ans, tué le 30 juin à Khayelitsha, dans la région du Cap, lors de manifestations liées aux violences xénophobes.
Dans un communiqué publié le 1ᵉʳ juillet, le gouvernement ghanéen a condamné ce qu’il a qualifié d’« acte de violence insensé » et ordonné une enquête approfondie ainsi que des poursuites rapides contre les responsables.
Le ministère ghanéen des Affaires étrangères a déclaré avoir appris la nouvelle « avec un profond choc et une grande tristesse », dénonçant la recrudescence des violences visant les ressortissants africains en Afrique du Sud.
Le mouvement anti-immigration March and March, dirigé par Jacinta Ngobese-Zuma, ancienne animatrice de radio connue pour ses positions hostiles à l’immigration, a reçu le soutien de plusieurs formations politiques, dont ActionSA et le parti Umkhonto we Sizwe, proche de l’ancien président Jacob Zuma, qui imputent aux immigrés en situation irrégulière une partie des difficultés économiques et sociales du pays.



















