Afrique

Les États-Unis réclament l’extradition de six Kényans accusés d’une vaste cyberfraude

Washington les accuse d’avoir siphonné des millions de dollars d’agences fédérales et d’universités. La demande d’extradition devra désormais être examinée par les autorités judiciaires kényanes.

Newstimehub

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29 Juil, 2026

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Les États-Unis ont officiellement demandé mardi au Kenya l’extradition de six ressortissants kényans soupçonnés d’avoir participé à un important réseau de cybercriminalité ayant détourné des millions de dollars au détriment d’agences gouvernementales américaines et d’universités.

Selon les autorités américaines, les suspects sont poursuivis pour leur implication présumée dans une fraude dite de Business Email Compromise (BEC), une technique consistant à pirater ou usurper des adresses électroniques professionnelles afin de convaincre les victimes d’effectuer des virements vers des comptes contrôlés par les fraudeurs.

D’après les informations communiquées par les autorités judiciaires américaines, les pertes financières se chiffrent à plusieurs millions de dollars. Les enquêteurs estiment que le réseau aurait ciblé des institutions publiques américaines ainsi que des établissements d’enseignement supérieur, en exploitant des échanges de courriels paraissant authentiques pour détourner des fonds.

Les six Kényans visés par la demande d’extradition sont Elvis Omari Obaigwa, Francis Mobisa Asanyo, Peter Omari, Linus Karani, Bernard Morara Osoro et Godfrey Julius Mbogori, selon des documents judiciaires cités par la presse kényane.

Cette affaire s’inscrit dans une offensive plus large menée par le Département américain de la Justice contre les réseaux internationaux de fraude financière et de cybercriminalité. Ces derniers mois, plusieurs ressortissants africains ont été extradés vers les États-Unis pour répondre d’accusations similaires liées à des escroqueries en ligne, des fraudes aux virements bancaires et des opérations de blanchiment d’argent.

Les autorités américaines rappellent que les fraudes de type Business Email Compromise figurent parmi les cyberescroqueries les plus coûteuses au monde. Elles reposent sur l’usurpation de l’identité de dirigeants d’entreprise ou de partenaires commerciaux afin de tromper les victimes et de détourner des paiements légitimes.

Les six suspects demeurent présumés innocents tant qu’ils n’ont pas été jugés par un tribunal compétent. La demande d’extradition devra désormais être examinée par les autorités judiciaires kényanes, conformément aux accords de coopération entre Nairobi et Washington.