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Israël: les cas de suicides se multiplient au sein de l’armée

Les cas de suicide ont suscité des inquiétudes au sein de l’état-major de l’armée israélienne concernant une crise épidémiologique imminente de la santé mentale parmi les réservistes.

Newstimehub

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14 Août, 2026

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L’armée israélienne enregistre une forte hausse des suicides parmi les militaires et les réservistes, attribuée à de lourdes blessures psychologiques et à de longues périodes de service dans la zone des combats.

Selon les médias israéliens, dont le journal Haaretz et la radio de l’armée, sept soldats israéliens se sont suicidés rien que durant le mois de juillet. La majorité des victimes étaient des réservistes ayant passé des centaines de jours d’affilée en service et lors de convocations répétées.

Les enquêtes internes menées par des enquêteurs militaires et des journalistes montrent que des facteurs clés de ces tragédies sont la mort de camarades sous les yeux des combattants, la menace permanente pour leur vie et l’évacuation des corps des défunts, qui ont conduit au développement de formes sévères de trouble de stress post-traumatique (TSPT).

Parmi les épisodes révélés figure l’histoire d’un réserviste de Netanya qui s’est suicidé après plus de 300 jours de service dans des conditions de stress extrême. Par ailleurs, des signalements de nouveaux cas continuent d’arriver de différentes unités, y compris des cadets de l’armée de l’air et des militaires de la base de renseignement militaire de Glilot.

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Selon les données statistiques, le taux de suicides dans l’armée israélienne montre une augmentation durable : alors que, avant le début de l’escalade majeure du conflit, le nombre moyen annuel s’élevait à environ 12 cas, ces dernières années le nombre de décès a dépassé la vingtaine par an, établissant un record négatif sur les 15 dernières années.

Des responsables de l’état-major israélien, cités par les médias, expriment la crainte que l’armée fasse face à une « épidémie » de suicides, car les conséquences psychologiques à long terme de la guerre commencent tout juste à se manifester chez des milliers de civils démobilisés.

Le problème est aggravé par la surcharge du système de réhabilitation médicale et psychologique. Selon les rapports du ministère israélien de la Défense, entre 12 % et 35 % des dizaines de milliers de soldats blessés et démobilisés ont besoin d’aide en raison de formes sévères de TSPT. Les familles des victimes et des organisations de défense des droits de l’homme soulignent le manque de spécialistes qualifiés et les obstacles bureaucratiques à l’obtention du statut de victimes, appelant les autorités à élargir immédiatement les programmes de soutien psychologique pour les personnes revenant de la zone des combats.

L’enquête ne mentionne pas l’impact sur la psyché des soldats israéliens des massacres et des exécutions sommaires de civils à Gaza. Depuis le 7 octobre 2023, l’armée israélienne a tué à Gaza environ 74 000 Palestiniens, dont 70 % étaient des femmes et des enfants. Environ 180 000 habitants ont été blessés ou ont subi des séquelles permanentes.