L’Afrique du Sud fait face à une flambée persistante de la criminalité, avec environ 60 homicides par jour. Les violences sont notamment alimentées par les guerres de gangs liées au narcotrafic dans certaines zones du Cap et par des fusillades associées à l’exploitation minière illégale dans la province du Gauteng, près de Johannesburg.
Face à cette situation, le président Cyril Ramaphosa a annoncé avoir chargé les chefs de la police et de l’armée d’élaborer un plan de déploiement rapide des forces de sécurité dans les provinces du Cap-Occidental et du Gauteng. L’objectif : appuyer la lutte contre les gangs et les réseaux criminels organisés.
Cette décision suscite toutefois des critiques. Des responsables politiques dénoncent le manque de moyens alloués aux forces de défense, estimant qu’un déploiement supplémentaire sans financement adéquat serait inefficace. Les analystes, eux, rappellent que toute intervention militaire devra rester sous le commandement du South African Police Service (SAPS), afin d’éviter une militarisation excessive du maintien de l’ordre.
Parmi les autres mesures annoncées figurent le recrutement de 5 500 policiers supplémentaires, le renforcement des capacités de renseignement et le ciblage prioritaire des principaux syndicats du crime. Le chef de l’État a reconnu que la criminalité affecte non seulement la sécurité des citoyens, mais aussi la confiance des investisseurs, dans un contexte économique déjà fragilisé.
Source: AfricaNews

















