À Alger, les députés de l’Assemblée populaire nationale sont appelés à se prononcer ce 24 décembre sur un projet de loi majeur visant à criminaliser la colonisation française. Porté devant les 407 parlementaires par le président de l’APN, Brahim Boughali, le texte est présenté comme un message politique fort, traduisant l’attachement de l’Algérie à ses droits historiques et à la mémoire des sacrifices consentis par son peuple.
Structuré en cinq chapitres, le projet dresse l’inventaire des exactions coloniales — tortures, pillages, exécutions — et réclame à la France la restitution complète des archives, notamment celles liées aux essais nucléaires et aux zones minées. Il prévoit également des peines de prison contre toute glorification de la période coloniale en Algérie.
C’est la troisième tentative depuis 2001 d’adopter un tel texte, après un vote avorté en 2005 sous la présidence d’Abdelaziz Bouteflika. En cas d’adoption, la loi fixerait un cadre clair : toute réconciliation mémorielle avec la France serait conditionnée à des excuses officielles pour la colonisation.
Source: RFI

















