Condamné en première instance en septembre 2020, Papa Massata Diack est de nouveau confronté à la justice française dans l’affaire du vaste système de corruption visant à dissimuler des cas de dopage sanguin chez des athlètes russes avant les Jeux olympiques de Londres 2012. Selon l’accusation, les procédures de sanctions avaient volontairement été retardées afin de permettre à certains sportifs de concourir, en échange du renouvellement de contrats de sponsoring russes avec la Fédération internationale d’athlétisme.
L’affaire, révélée en 2015, avait provoqué un séisme dans le monde du sport et entraîné la chute de Lamine Diack, décédé en 2021, qui avait dirigé la fédération de 1999 à 2015. Papa Massata Diack était notamment accusé d’avoir contribué à un système de pots-de-vin liés aux Mondiaux 2013 de Moscou.
En 2023, la cour d’appel de Paris avait confirmé sa peine de cinq ans de prison pour corruption et recel, tout en réduisant son amende à 500 000 euros. Mais en novembre 2024, la Cour de cassation a partiellement annulé cette décision, estimant que la condamnation pour complicité de corruption passive n’avait pas été suffisamment motivée.
Le Sénégalais reste néanmoins reconnu coupable pour les autres chefs d’accusation, notamment pour avoir détourné environ 15 millions d’euros via des sociétés écrans liées à des contrats de parrainage. Toujours poursuivi, il fait l’objet depuis 2016 d’un avis de recherche international diffusé par Interpol.
Par la voix de son avocat, cité par AFP, Papa Massata Diack « conteste fermement toutes les accusations », affirmant n’avoir été que « le fils du principal intéressé » et espère voir cette longue affaire judiciaire arriver enfin à son terme.
Source: TRT Africa

















