L’angoisse gagne les familles après l’effondrement d’un bâtiment à Nairobi, où plusieurs personnes demeurent prises au piège sous les gravats. Safia Ali Aden, sœur de l’une des victimes, a raconté à la presse avoir reçu un appel téléphonique de son frère depuis l’intérieur du bâtiment effondré, dénonçant le manque de réactivité des autorités locales.
« Mon frère est coincé sous les décombres depuis hier matin. Le gouvernement du comté agit lentement et nous sommes extrêmement inquiets. Nous avons besoin que les opérations s’accélèrent », a-t-elle déclaré, visiblement bouleversée.
Sur place, la Croix-Rouge kényane a indiqué que ses équipes d’intervention étaient mobilisées pour gérer la situation. Les secours, appuyés par des pelleteuses, poursuivent les fouilles pour tenter de retrouver les personnes coincées.
Le ministre des Travaux publics, Geoffrey Ruku, a précisé que quatre personnes restaient portées disparues : deux gardiens et deux piétons, témoins directs de l’effondrement. « Un chauffeur de taxi attendait un client, mais son véhicule était vide au moment du drame », a-t-il expliqué.
À ce stade, les causes de l’effondrement n’ont pas été officiellement établies. À Nairobi, les accidents de ce type sont récurrents, dans un contexte de forte pression immobilière, où certains promoteurs contournent ou violent les normes de construction. Un phénomène déjà dénoncé par le passé, notamment après l’écroulement de huit immeubles en 2015 qui avait coûté la vie à 15 personnes et conduit à un audit national des bâtiments.
Alors que les recherches se poursuivent, les familles réclament rapidité, transparence et responsabilité, dans une ville régulièrement endeuillée par des drames évitables.
Source: Africa News

















