En Gambie, Sanna Manjang fait face à deux chefs d’accusation pour meurtre, notamment dans l’affaire Kajali Jammeh, présenté comme un ancien membre présumé du MFDC, le mouvement séparatiste actif dans la région sénégalaise de Casamance. À l’ouverture de son procès, l’accusé a plaidé non coupable devant les juges.
Ces accusations s’inscrivent dans le prolongement des travaux de la Commission vérité, réconciliation et réparations, au cours desquels un ancien employé de la résidence présidentielle avait affirmé que Manjang aurait décapité l’une de ses victimes.
Exilé après la chute de Yahya Jammeh en 2017, Sanna Manjang a été arrêté au Sénégal en novembre avant d’être extradé vers la Gambie en décembre dernier. La prochaine audience, prévue le 9 février, pourrait élargir le champ des poursuites à d’autres crimes.
Selon la Commission, entre 240 et 250 personnes auraient été tuées par l’État sous le régime Jammeh, marqué par des exécutions extrajudiciaires, des actes de torture et des violations graves des droits humains.
Source: Africa News

















