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Guinée-Bissau : la CEDEAO rejette la transition militaire et hausse le ton

Réunis à Abuja, les dirigeants ouest-africains exigent un retour rapide à un pouvoir civil et menacent de sanctions ciblées.

Newstimehub

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15 Déc, 2025

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La CEDEAO a opposé une fin de non-recevoir au calendrier de transition proposé par les militaires au pouvoir en Guinée-Bissau, appelant à une restitution immédiate du pouvoir à un gouvernement civil. Le bloc régional avertit que des sanctions seront imposées aux responsables du coup d’État si ses exigences ne sont pas respectées.

Le 26 novembre, l’armée a renversé le président Umaro Sissoco Embaló, avant de confier la direction du pays au major-général Horta Inta-A, à la tête d’un gouvernement intérimaire. Une prise de pouvoir par la force jugée inacceptable par les chefs d’État de la CEDEAO, réunis en sommet à Abuja.

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« Aucun coup d’État ne sera toléré », a martelé Omar Touray, président de la Commission de la CEDEAO, qui a également exigé la libération des responsables politiques arrêtés, y compris des dirigeants de l’opposition. L’organisation affirme que des observateurs régionaux et internationaux ont confirmé la régularité du scrutin du 23 novembre, remettant en cause la justification avancée par les putschistes.

La CEDEAO prévoit d’envoyer une délégation de haut niveau à Bissau pour engager un dialogue avec les militaires, tout en appelant l’Union africaine et les partenaires internationaux à soutenir d’éventuelles mesures coercitives. Ce nouveau coup d’État, le neuvième en Afrique de l’Ouest et du Centre en cinq ans, ravive les inquiétudes sur l’avenir de la démocratie dans une région déjà fragilisée par l’insécurité et l’instabilité politique.

Source: TRT Africa