Contrairement aux précédentes échéances électorales, la présidentielle en Guinée se déroule dans un climat de relative indifférence populaire. L’absence des principaux leaders de l’opposition, écartés du processus, a fortement réduit l’enjeu politique perçu par la population.
Le général Mamadi Doumbouya, arrivé au pouvoir après le coup d’État de 2021, vise un mandat de sept ans. Sa campagne met en avant la stabilité, des projets d’infrastructures et une nouvelle constitution adoptée lors d’un référendum boycotté par l’opposition. Ses partisans saluent un dirigeant présenté comme proche des populations et engagé dans des actions sociales.
Face à lui, Abdoulaye Yero Baldé, ancien ministre sous Alpha Condé, incarne une opposition modérée. Ses soutiens rappellent son refus du troisième mandat de Condé, symbole selon eux d’un attachement aux principes démocratiques.
Malgré ses importantes ressources minières, la Guinée reste confrontée à une pauvreté massive et à une insécurité alimentaire persistante. Plus de 6,7 millions d’électeurs sont attendus dans environ 24 000 bureaux de vote, avec des résultats annoncés dans les 48 heures. Un scrutin décisif sur le papier, mais dont l’issue semble déjà largement jouée.
Source: Africa News

















