Contrairement aux prévisions annonçant un déclin progressif, le secteur des hydrocarbures africains affiche une résilience remarquable. En 2025, pétrole et gaz ont retrouvé une importance stratégique majeure, portée par de grands projets en cours au Sénégal, en Côte d’Ivoire, en Ouganda et au Mozambique, souligne Aurélie M’Bida, rédactrice en chef du pôle économie à Jeune Afrique.
Ces ressources demeurent essentielles pour financer les budgets publics, soutenir les infrastructures et stabiliser les économies, dans un contexte où le financement vert reste insuffisant pour répondre aux besoins du continent. En Côte d’Ivoire, par exemple, les exportations d’hydrocarbures devraient représenter près de 5 % du PIB, illustrant le poids économique du secteur.
L’attractivité reste forte : selon la Chambre africaine de l’énergie, les investissements dans les hydrocarbures pourraient atteindre 54 milliards de dollars d’ici 2030. Plus de 52 % des investissements énergétiques en Afrique sont aujourd’hui orientés vers le pétrole et le gaz, contre seulement 34 % à l’échelle mondiale, d’après l’Agence internationale de l’énergie.
Le défi est désormais clair : exploiter pleinement cette manne tout en préparant l’après-pétrole, afin d’assurer une transition économique durable sans fragiliser les équilibres financiers actuels.
Source: TV5 Afrique

















