Plus de 600 citoyens du Kenya affirment avoir été attirés au Cambodge par de fausses promesses d’emploi avant d’être retenus contre leur gré dans un complexe sécurisé, entouré de hauts murs et de barbelés. Ils ont saisi la Haute Cour du Kenya afin d’obtenir une ordonnance obligeant leur gouvernement à organiser leur rapatriement.
Selon les documents judiciaires déposés lundi, les plaignants décrivent des conditions assimilables à un réseau de traite d’êtres humains. Après un raid des autorités cambodgiennes sur le site, les ravisseurs auraient pris la fuite, laissant le groupe sans protection ni ressources. Les ressortissants kenyans disent aujourd’hui manquer de nourriture et nécessiter des soins médicaux urgents.
Ils sollicitent des mesures immédiates contraignant le ministère kényan des Affaires étrangères à leur fournir une assistance consulaire, des documents de voyage d’urgence et un retour sécurisé vers le Kenya. Leur requête invoque notamment les garanties constitutionnelles contre la torture et l’esclavage, estimant que l’État a l’obligation de protéger ses citoyens à l’étranger.
Les autorités cambodgiennes auraient, selon les plaignants, ordonné leur départ du territoire avant le 28 février 2026, sous peine de poursuites. Or, le groupe affirme ne pas disposer des moyens financiers nécessaires pour financer son retour.
La juridiction doit examiner l’affaire mardi, dans un contexte régional marqué par la multiplication de centres liés à la cyberfraude en Asie du Sud-Est.
Source: Africanews

















