Dans la région de Kiambu, au Kenya, une ferme innovante mise sur le lombricompostage pour améliorer la qualité des sols agricoles. Cette méthode repose sur l’utilisation de vers rouges capables de transformer les déchets organiques en un compost riche et équilibré.
Les travailleurs de l’installation trient régulièrement la matière pour séparer les vers du compost, ces derniers jouant un rôle central dans le processus. En se nourrissant de déchets agricoles et d’excréments d’animaux, ils accélèrent la décomposition, enrichissent le sol et éliminent les agents pathogènes.
À l’origine du projet, George Muturi, qui a lancé ses premières expérimentations en 2018 afin de valoriser les déchets organiques. Aujourd’hui, sa ferme produit environ 12 tonnes de lombricompost par mois, utilisées en partie sur place et vendues à d’autres agriculteurs.
Cette pratique s’inscrit dans une dynamique d’économie circulaire en plein essor dans le pays, où les déchets deviennent des ressources utiles pour l’agriculture.
Face à la dégradation des sols liée à l’usage intensif d’engrais chimiques, de nombreux agriculteurs se tournent vers cette solution naturelle. Selon plusieurs études, une grande partie des terres agricoles kényanes souffre d’un appauvrissement en carbone organique, ce qui réduit leur fertilité et leur rendement.
Des agriculteurs comme James Wairuri témoignent d’une amélioration notable de leurs cultures après l’adoption du compost organique.
Les experts, à l’image de Speranzer Muthoni, soulignent également que le lombricompost permet d’enrichir le sol, d’améliorer sa structure et de renforcer sa capacité de production sur le long terme.
Ainsi, cette technique simple apparaît comme une réponse efficace aux défis agricoles du pays, contribuant à restaurer progressivement la santé des terres cultivées.
Source: Africanews

















