International

La Maison Blanche annonce l’envoi de 300 gardes nationaux à Chicago

La mégapole du nord du pays est la cinquième ville démocrate où le président Trump a ordonné le déploiement de la Garde nationale, une mesure jusqu’alors exceptionnelle.

Newstimehub

Newstimehub

5 Oct, 2025

2025 10 04t100544z 1372289981 rc27fgavrrc6 rtrmadp 3 usa trump dc crime main

Donald Trump a signé samedi un décret pour l’envoi de 300 gardes nationaux à Chicago, au moment où une juge fédérale a bloqué celui qu’il a ordonné à Portland, deux villes démocrates ciblées par le président américain.

« Le président Trump a autorisé 300 gardes nationaux à protéger les agents et biens fédéraux » à Chicago, dans l’Illinois, a annoncé sa porte-parole Abigail Jackson, ajoutant que le dirigeant républicain « ne détournera pas le regard de l’état de non-droit qui affecte les villes américaines ».

Cette annonce a été vivement critiquée par le sénateur démocrate de l’Illinois, Dick Durbin, qui l’a jugée totalement injustifiée et a estimé que le « président ne cherche pas à combattre la criminalité, mais à répandre la peur ». 

Lire aussi :

Les gardes nationaux ont déjà été déployés ces derniers mois à Los Angeles, Washington et Memphis, à chaque fois malgré l’opposition des responsables locaux qui ont estimé qu’une telle mesure ne se justifiait aucunement.

Un déploiement similaire à Portland a toutefois été bloqué samedi à titre temporaire par une juge fédérale.

Trump a assuré que la ville de l’Oregon, où des manifestations contre la police de l’immigration ont lieu depuis des mois, est « ravagée par la guerre ».

Mais dans un document de 33 pages, la juge Karin J. Immergut souligne que ces mouvements de protestation ne présentent pas de « danger de rébellion » et peuvent être gérés par les « forces de l’ordre régulières ».

Les fonctionnaires fédéraux ont en conséquence « temporairement interdiction » d’y déployer la Garde nationale, a-t-elle statué. Cette décision expire le 18 octobre.

Pour sa part, le chef de cabinet adjoint de Trump, Stephen Miller, a avancé sur X que cette décision constituait une « insurrection » judiciaire et a accusé les dirigeants de l’Oregon de mener une « attaque terroriste organisée contre le gouvernement fédéral ».