Le président Recep Tayyip Erdogan a réaffirmé lundi l’engagement ferme de la Turquie en faveur d’une Syrie unifiée, souveraine et territorialement intacte, qu’il considère comme un pilier indispensable de la stabilité et de la prospérité régionales.
« La Syrie appartient aux Syriens », a déclaré le chef de l’État turc lors d’une allocution télévisée à l’issue du Conseil des ministres, insistant sur la nécessité de préserver la cohésion sociale et les droits de toutes les composantes de la population syrienne.
Le président turc a indiqué avoir assuré son homologue syrien du soutien indéfectible d’Ankara dans la lutte contre le terrorisme, soulignant que la Türkiye n’abandonnerait pas le peuple syrien face aux menaces sécuritaires persistantes.
Accord salué malgré des résistances armées
Erdogan s’est félicité du récent accord conclu entre le gouvernement syrien et le YPG, estimant que celui-ci répondait aux aspirations de la majorité des Syriens. Il a toutefois dénoncé l’attitude de « quelques groupes armés » cherchant, selon lui, à instaurer « un État dans l’État ».
Affirmant que « l’ère du terrorisme dans la région est révolue », le président turc a insisté sur le respect strict des accords de cessez-le-feu et d’intégration, mettant en garde contre toute erreur de calcul susceptible de raviver les tensions.
Appel à l’unité et vigilance régionale
Le chef de l’État a salué la conduite « prudente et responsable » de l’armée syrienne lors de ses opérations contre les combattants du YPG dans le nord-est du pays, estimant que ces actions ont permis de reprendre le contrôle de zones stratégiques sans compromettre la légitimité de Damas.
Rappelant le caractère pluriel de la société syrienne, Erdogan a souligné que la Syrie appartenait à l’ensemble de ses citoyens — Arabes, Turkmènes, Kurdes, Alaouites, Sunnites et Druzes — et a averti que la Türkiye s’opposerait à toute tentative visant à fragmenter le pays.
Abordant enfin la situation régionale, il a qualifié les troubles en Iran de « nouvelle épreuve », plaidant pour le dialogue et la diplomatie afin d’éviter toute déstabilisation supplémentaire du Moyen-Orient.
SOURCE: TRT Afrika

















