La Türkiye, la Ligue arabe, l’Organisation de la coopération islamique ainsi que dix-huit pays, dont la France, le Brésil, l’Espagne et l’Arabie saoudite, ont condamné « avec la plus grande fermeté » les récentes décisions israéliennes visant à élargir considérablement le contrôle sur la Cisjordanie occupée.
Dans un communiqué conjoint, les ministres des Affaires étrangères dénoncent des mesures « de grande ampleur » consistant notamment à requalifier des terres palestiniennes en « terres d’État » israéliennes, à accélérer l’expansion des colonies et à renforcer l’administration israélienne sur le territoire. Selon eux, ces décisions s’inscrivent dans une dynamique claire de modification de la réalité sur le terrain et d’« annexion de fait inacceptable ».
Les signataires rappellent que les colonies constituent « une violation flagrante du droit international », citant les résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies ainsi que l’avis consultatif rendu en 2024 par la Cour internationale de Justice. Ils estiment que l’approbation du projet E1 et la publication de son appel d’offres marquent une accélération sans précédent de la politique de colonisation, compromettant directement la continuité territoriale et la viabilité d’un futur État palestinien.
Le communiqué réaffirme le rejet de toute mesure visant à modifier la composition démographique, le caractère ou le statut juridique du territoire palestinien occupé depuis 1967, y compris Jérusalem-Est. Les ministres appellent également à la préservation du statu quo historique et juridique à Jérusalem et dans ses lieux saints, particulièrement durant le mois sacré du Ramadan.
Face à l’escalade en Cisjordanie, ils exhortent Israël à mettre fin aux violences des colons contre les Palestiniens et à engager des poursuites contre les responsables. Ils demandent en outre la libération immédiate des recettes fiscales retenues dues à l’Autorité palestinienne, conformément au Protocole de Paris de 1994, soulignant que ces fonds sont indispensables au fonctionnement des services publics à Gaza et en Cisjordanie.
Réaffirmant leur engagement en faveur d’une paix juste, globale et durable, les signataires soutiennent que seule la mise en œuvre d’une solution à deux États, sur la base des frontières du 4 juin 1967 et des résolutions pertinentes de l’ONU, peut garantir la stabilité et l’intégration régionales.
Source: TRT World

















