L’Afrique du Sud a clairement indiqué qu’elle ne romprait pas ses relations avec l’Iran, malgré les critiques du nouvel ambassadeur américain Leo Bozell. Zane Dangor, haut responsable de la diplomatie sud-africaine, a affirmé que ces relations ne devaient pas être dictées par les intérêts des grandes puissances, insistant sur le refus de Pretoria de s’inscrire dans une logique de blocs d’influence.
Dangor a également rejeté les exigences de l’administration Trump, notamment l’abandon de la plainte pour génocide contre Israël, la réforme des politiques d’émancipation des Noirs héritées de l’apartheid, et la mise en place d’un programme d’accueil de réfugiés blancs. Il a précisé que ces questions relevaient de la souveraineté nationale et ne pouvaient être conditionnées par des pressions économiques ou politiques.
Cette prise de position intervient dans un contexte de tensions accrues, marqué par la guerre entre les États-Unis, Israël et l’Iran, ainsi que par la détérioration des relations bilatérales. Washington a notamment imposé des droits de douane de 30 % sur les importations sud-africaines et accusé Pretoria de persécuter la minorité blanche, des accusations rejetées par le gouvernement sud-africain.
Pretoria affirme toutefois vouloir maintenir le dialogue avec les États-Unis, en se concentrant sur les points de convergence, tout en maintenant sa plainte contre Israël devant la justice internationale et en refusant de reconnaître un statut de réfugié aux Sud-Africains blancs.
Source: TRT Africa

















