S’exprimant à bord de son avion au retour d’Addis-Abeba, le président Recep Tayyip Erdogan a affirmé qu’aucune nouvelle architecture de sécurité européenne ne saurait être complète sans la Türkiye. Il a appelé l’Europe à dépasser les « barrières idéologiques » freinant un rapprochement stratégique avec Ankara, soulignant que l’armée turque figure parmi les forces les plus opérationnelles de l’Organisation du traité de l’Atlantique nord.
Afrique : un partenariat fondé sur l’égalité
Erdogan a décrit l’Éthiopie comme une porte d’entrée majeure vers l’Afrique, mettant en avant la médiation turque entre Addis-Abeba et la Somalie. Selon lui, la politique africaine d’Ankara repose sur un partenariat d’égal à égal et une diplomatie humanitaire, se démarquant de toute logique coloniale.
Syrie et Iran : priorité à la stabilité
Concernant la Syrie, le président turc a évoqué des avancées prudentes vers une région « libérée du terrorisme », affirmant que les institutions turques poursuivent un travail sécuritaire, juridique et politique pour contenir le militantisme.
À propos des tensions entre l’Iran et les États-Unis, Erdogan a déclaré être en contact avec les deux parties, notamment avec le président américain Donald Trump, estimant qu’une nouvelle guerre ne profiterait à personne et que la diplomatie demeure la seule voie viable.
Gaza : Ankara engagée dans les efforts de paix
Sur le dossier de Gaza, Erdogan a appelé à un cessez-le-feu permanent et à une solution à deux États. Il a confirmé que le ministre des Affaires étrangères Hakan Fidan représenterait la Türkiye lors d’une prochaine réunion internationale consacrée à la paix.
À travers ces déclarations, Ankara réaffirme son ambition de jouer un rôle central sur les grands dossiers sécuritaires européens, africains et moyen-orientaux.
Source: TRT World

















