L’administration du président Emmerson Mnangagwa a rejeté une proposition américaine de financement sanitaire de 367 millions de dollars, estimant que l’accord ne respectait pas les principes de souveraineté et de contrôle national. Ce paquet aurait constitué l’un des plus importants investissements étrangers récents dans le système de santé du Zimbabwe.
L’ambassadrice des États-Unis à Harare, Pamela Tremont, a confirmé l’échec des négociations. Selon les autorités zimbabwéennes, le pays est prêt à poursuivre de manière autonome la lutte contre le VIH, la tuberculose et le paludisme.
Au cœur du désaccord : l’accès demandé par Washington aux données nationales de santé, y compris des échantillons de pathogènes et des informations épidémiologiques sensibles. Le secrétaire à l’Information, Nick Mangwana, a affirmé que tout partenariat devait reposer sur « le respect mutuel, la transparence et l’avantage réciproque », conditions jugées non réunies.
Les autorités ont également rejeté d’autres clauses, notamment un accès élargi des États-Unis aux ressources minérales stratégiques du pays, perçu comme une menace potentielle pour l’indépendance économique.
Cette initiative s’inscrit dans la stratégie « America First Global Health » de l’administration de Donald Trump, qui affirme avoir conclu des accords similaires avec seize pays africains, pour un montant global de 18,3 milliards de dollars, en remplacement de certains programmes antérieurs de l’USAID.
Source: TRT Africa

















