Au Mali, des groupes djihadistes affiliés à Al-Qaïda ont instauré un blocus qui perturbe gravement l’approvisionnement en carburant, tout en multipliant les attaques contre des sites industriels, asphyxiant une économie déjà fragile.
Dans le même temps, l’armée malienne et ses alliés paramilitaires russes sont accusés d’exactions contre des civils, tandis que les autorités peinent à enrayer l’insécurité. La dissolution des partis politiques et la répression de l’opposition ont encore resserré l’espace politique.
Face à cette impasse, l’Mahmoud Dicko, exilé en Algérie depuis 2023, plaide pour un dialogue intermalien inclusif, n’excluant pas la participation de groupes armés. Une position controversée, mais qui commence à rallier certains acteurs politiques, malgré les tentatives du pouvoir de minimiser son influence.
Figure centrale des mobilisations ayant précédé la chute de l’ancien président Ibrahim Boubacar Keïta en 2020, l’imam Dicko reste perçu par le régime comme cherchant à « revenir dans le jeu » politique, dans un pays toujours enlisé dans une crise multidimensionnelle.
Source: Africa News

















