Avec l’arrivée du Ramadan, les ateliers d’artisans marocains connaissent un regain d’activité, notamment dans les médinas historiques où la demande pour les produits traditionnels s’intensifie. Poterie, maroquinerie et vêtements traditionnels enregistrent une hausse des ventes, soutenue par l’attachement des consommateurs à l’authenticité et au savoir-faire ancestral.
Le secteur représente un poids économique majeur, employant environ 2,7 millions d’artisans, soit près de 22 % de la population active, et contribuant à hauteur de 7 % au PIB national. Le Maroc recense près de 150 métiers artisanaux, dont une centaine relevant de la production.
Malgré ce dynamisme saisonnier, plusieurs professions traditionnelles restent menacées par la concurrence des produits industriels à bas coût et par le désintérêt d’une partie de la jeunesse. Pour répondre à ces enjeux, les autorités ont lancé en mars 2024 un programme de préservation visant 32 métiers en voie de disparition.
Le secteur bénéficie toutefois d’une forte demande internationale. En 2025, les ventes destinées aux touristes ont atteint 10 milliards de dirhams, tandis que les exportations ont progressé de 11 %, pour s’établir à 1,23 milliard de dirhams. Les États-Unis constituent le principal marché (44 % des exportations), devant la France et l’Espagne.
Les autorités affirment poursuivre une stratégie de modernisation visant à renforcer la compétitivité, protéger les métiers menacés et améliorer les conditions de vie des artisans, dont plus de 660 000 sont affiliés à la sécurité sociale.
Source: AA

















