L’enlèvement d’élèves dans un internat catholique de l’État du Niger a profondément choqué Nigeria, marquant l’un des kidnappings de masse les plus graves de l’histoire récente du pays. Les enfants avaient été enlevés dans la communauté de Papiri par des hommes armés non identifiés. Aucun groupe n’a revendiqué l’attaque, mais les habitants accusent des bandes criminelles motivées par les rançons.
Les enlèvements dans les écoles sont devenus un symbole majeur de l’insécurité qui frappe le pays le plus peuplé d’Afrique. Face à cette situation, les autorités nigérianes assurent avoir renforcé les dispositifs de sécurité, notamment dans les zones jugées à haut risque.
Le coordinateur national du Centre nigérian de lutte contre le terrorisme, Adamu Laka, a déclaré que des mesures immédiates étaient mises en place, parallèlement à un travail de fond avec les gouvernements locaux, les chefs traditionnels et religieux, afin de bâtir des solutions communautaires durables pour la protection des écoles.
« L’éducation ne doit pas être une victime de la violence », a-t-il affirmé, soulignant la volonté des autorités de restaurer la confiance et de permettre une reprise sécurisée des cours.
Les responsables ont évité de répondre aux questions concernant un éventuel paiement de rançon. Le gouverneur de l’État du Niger, Mohammed Umar Bago, a insisté sur l’essentiel : les enfants ont été retrouvés sains et saufs. « Comment cela a été fait relève de la responsabilité de l’État », a-t-il ajouté.
Selon l’administration scolaire, la majorité des élèves libérés sont âgés de 10 à 17 ans. Ils devraient être réunis avec leurs familles avant Noël, offrant un rare moment de soulagement dans un pays où l’insécurité continue de menacer le droit fondamental des enfants à une éducation en toute sécurité.
Source: Africa NEWS

















