Un tribunal nigérian a inculpé mardi l’ancien ministre de la Justice et procureur général, Abubakar Malami, pour financement présumé du terrorisme. La Haute Cour fédérale d’Abuja lui reproche d’avoir « sciemment » refusé de poursuivre des financiers du terrorisme dont les dossiers avaient été transmis à son bureau.
Il est également accusé, avec son fils Abdulaziz Malami, de détention illégale d’armes à feu et de munitions à son domicile. Les deux hommes ont plaidé non coupables.
Cette nouvelle inculpation intervient alors que Malami faisait déjà l’objet de poursuites pour blanchiment d’argent, portant sur 8,7 milliards de nairas (environ 6 millions de dollars), affaire dans laquelle sa femme et son fils sont également cités. Libéré sous caution le mois dernier, il a été de nouveau arrêté peu après.
L’ancien haut responsable, en poste entre 2015 et 2023 sous la présidence de Muhammadu Buhari, est le dernier membre de cette administration à comparaître pour des faits liés à la corruption et à la fraude.
Dans un contexte marqué par une insurrection meurtrière ayant fait plus de 40 000 morts en quinze ans, le Nigeria continue de lutter contre l’instabilité sécuritaire et la corruption. Selon l’indice de perception de la corruption 2025 de Transparency International, le pays obtient un score de 26/100 et se classe 142e sur 182 pays évalués.
Par ailleurs, l’ancien gouverneur de l’État de Kaduna, Nasir El Rufai, est lui aussi jugé à Abuja pour cybercriminalité et atteinte à la sécurité de l’État, illustrant l’ampleur des poursuites visant d’anciens hauts responsables.
Source: Africanews

















