Les autorités du Nigeria ont annoncé la réouverture progressive des écoles dans l’État de Niger State à partir du 12 janvier, après plusieurs semaines de fermeture imposée par une vague d’enlèvements de grande ampleur.
Selon un communiqué du ministère de l’Éducation de l’État, les établissements publics et privés situés dans des zones jugées “sûres et sécurisées” pourront reprendre les cours. Cette décision fait suite à des évaluations sécuritaires approfondies et à des consultations étroites avec les forces de sécurité.
La fermeture des écoles avait été décidée après l’enlèvement, en novembre, de plus de 250 élèves et membres du personnel de l’école catholique St Mary’s à Papiri, l’un des pires rapts scolaires jamais enregistrés dans le pays. Les autorités ont confirmé que toutes les victimes avaient été secourues juste avant Noël, sans toutefois préciser les conditions exactes de leur libération.
Malgré cette annonce, le climat reste extrêmement tendu. Les écoles situées dans des zones considérées comme à risque resteront fermées, en attendant une amélioration de la situation sécuritaire. Les autorités ont également ordonné un recensement obligatoire de tous les élèves dès la reprise, avec transmission des données au ministère dans un délai d’une semaine, ainsi que le renforcement de la présence sécuritaire autour des établissements scolaires.
Cette reprise prudente intervient dans un contexte alarmant : plus de 1 500 enfants ont été enlevés dans des écoles nigérianes depuis 2014, année du rapt massif de Chibok. Les groupes criminels armés, désormais classés comme organisations terroristes, continuent de cibler écoles, villages et lieux de culte, notamment dans le centre et le nord-ouest du pays.
Preuve de la fragilité persistante de la situation, une attaque meurtrière a frappé l’État de Niger à peine un jour après l’annonce de la réouverture, faisant au moins 30 morts dans la localité de Kasuwan-Daji, où des hommes armés ont incendié le marché et enlevé plusieurs habitants.
Entre volonté de retour à la normale et menace sécuritaire toujours aiguë, la réouverture des écoles dans l’État de Niger s’annonce comme un test majeur pour la capacité des autorités à protéger élèves et enseignants.
Source: BBC

















