Afrique Politique

Ouganda : le gouvernement dément tout projet de coupure d’internet avant les élections

À l’approche du scrutin du 15 janvier, Kampala tente de rassurer face aux craintes de restrictions numériques

Newstimehub

Newstimehub

6 Jan, 2026

99 1 e1767694747839

À quelques jours des élections générales en Ouganda, les autorités ont fermement rejeté les rumeurs faisant état d’une possible coupure d’internet durant le scrutin. La polémique a été relancée par l’opposant Robert Kyagulanyi, connu sous le nom de Bobi Wine, qui accuse le pouvoir de vouloir entraver la mobilisation et la diffusion des résultats.

Les inquiétudes se sont accrues après la limitation des services de Starlink dans le pays, à la suite d’une directive du régulateur national des télécommunications. Un épisode qui a ravivé le souvenir de l’élection de 2021, marquée par une coupure totale d’internet pendant quatre jours et de violentes manifestations.

La Commission ougandaise des communications (UCC) a toutefois assuré qu’aucun blackout n’était prévu. Son directeur exécutif, Nyombi Thembo, a qualifié ces informations de « simples rumeurs », affirmant que la mission de l’institution est de garantir une connectivité ininterrompue. Même son de cloche du côté du ministère des Communications, où Amina Zawedde a dénoncé des informations « fausses et trompeuses ».

Les autorités ont néanmoins rappelé que les contenus en ligne restent soumis à la loi, mettant en garde contre la diffusion d’informations non vérifiées, notamment les résultats électoraux, qui ne peuvent être proclamés que par la Commission électorale.

Malgré ces assurances, le parti d’opposition National Unity Platform dit se préparer à toute éventualité. Il a lancé une application hors ligne, reposant sur le Bluetooth, pour collecter et partager les procès-verbaux des bureaux de vote en cas de coupure du réseau.

Le scrutin du 15 janvier verra le président Yoweri Museveni, au pouvoir depuis 1986, briguer un nouveau mandat face à Bobi Wine, dans un climat politique tendu. Des ONG, dont Amnesty International, accusent les forces de sécurité d’intimidations et d’arrestations arbitraires visant les partisans de l’opposition, des accusations rejetées par le gouvernement.

Source: Africa News