Cinq membres du parc national de l’Upemba, dans le sud-est de la République démocratique du Congo (RDC), ont été tués mardi par des hommes armés non identifiés, a annoncé mercredi dans un communiqué l’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN).
« Le quartier général du parc national de l’Upemba, situé à Lusinga (Katanga), a fait l’objet d’une incursion armée perpétrée par un groupe d’assaillants non identifiés », selon le communiqué de l’ICCN, organisme public qui gère les dizaines de parcs et réserves de la RDC.
« Cette agression contre ce biotope majeur du patrimoine national présente un bilan humain et matériel lourd : cinq membres du personnel du parc ont tragiquement perdu la vie, les équipements ont été pillés, les infrastructures ont subi d’importantes destructions », détaille le texte signé par le directeur général de l’ICCN, Yves Milan Ngangay.
L’ICCN condamne avec la plus vive fermeté une violation flagrante de l’ordre juridique national et des conventions internationales.
« Cet acte constitue une transgression directe du principe de neutralité et du non-belligérance régissant les aires protégées, considérées comme patrimoine commun de l’humanité par le droit international de l’environnement », souligne le communiqué de l’organisme.
Si l’assaut contre le parc national de l’Upemba n’a pas immédiatement été revendiqué, des médias locaux attribuent cette attaque meurtrière aux rebelles Maï-Maï.

















